Mon voisin le bricoleur

Je dois l’admettre, je suis parfois un peu parano.

J’envisage des scénarios catastrophes qui arrivent à m’effrayer « à l’insu de mon plein gré » …

Absolument pas constructif, aucunement plaisant… mais inévitable.

Je plante le décor : hier soir, tard, bref les douze coups de minuit ayant déjà sonné depuis presque une heure, je décide d’aller me coucher. Je glisse sous ma couette, étire ma colonne vertébrale, baille et m’apprête à m’endormir quand un bruit étrange vient perturber le calme de la chambre. Je ne rêve pas (encore), et pourtant c’est bien le bruit d’une perceuse que j’entends ; un bruit sourd certes, mais bien audible tout de même. Une perceuse… A une heure du matin…  Et pas qu’un trou percé. Plutôt un mur entier, tous les vingt centimètres. Le tout agrémenté de quelques coups de… marteau. Je nage en plein délire. Marcel Béliveau, sors de là ! Comment est-ce possible, qu’un voisin sain d’esprit en vienne à faire des travaux nocturnes ? Comment est-ce possible également qu’aucun de ses voisins directs ne l’ait fait cesser avant déjà ?

Les bruits sont espacés par des intervalles irréguliers. C’est au moment où l’on croit que Monsieur Bricolage a fini son cirque, qu’on se dit qu’enfin on va pouvoir dormir, que TZIIIIIIIIIIIIIIII (bruit de perceuse) ça recommence. Cela fait donc une heure. N’y tenant plus je vais voir ma moitié insomniaque. Insomniaque et sourde, puisqu’il n’avait rien entendu. « Un bruit de perceuse ? C’est dehors plutôt non ? ». Non ce n’est pas dehors, ça résonne dans la cloison, c’est à l’étage ou au-dessus, voire en-dessous peu importe, mais je ne peux pas dormir et je me lève tôt demain (ndla : l’argument choc, je vous parlerai plus tard du club de la Marmotte auquel j’appartiens)

Ma moitié courageuse se risque donc dans le couloir à la recherche de la source du bruit.

C’est là que commence mon scénario digne d’un thriller de seconde zone. Je m’interroge : qui pourrait bien faire des travaux à cette heure ? Quelqu’un qui cherche à dissimuler quelque chose… Ou qui a une activité suspecte. Et ces petits coups irréguliers, plutôt discrets finalement si l’on y pense… comme pour ne pas attirer l’attention.

J’imagine en un quart de seconde, mon sauveur du soir tomber sur un cambrioleur (ou deux) ou sur un jumeau de Dexter. J’ai peur… Je guette son retour, je tends l’oreille, prête à bondir au moindre cri ou éclat de voix.

Une clé dans la serrure. Le sauveur est de retour. Alors ? « Alors rien. Je n’arrive pas à savoir d’où vient le bruit. J’ai croisé le voisin du dessous qui montait pensant que c’était ici. Et ce n’est pas à côté de chez nous. Tu devrais essayer de dormir quand même ».

Nous n’en saurons donc pas plus. Je me suis couchée mi-rassurée, mi-effrayée. Les bruits étrangement avaient cessé.

 

 

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