On ne choisit pas sa famille… ceci dit sa belle-famille non plus.

 

J’ai comme beaucoup été élevée au mythe du conte de fée, au Prince Charmant, son destrier blanc… J’ai aussi découvert quelques années plus tard que ce même modèle de Prince n’était qu’une publicité mensongère des studios Disney. Adieu carrosse, château et robe de bal. Tout n’était qu’illusion et tromperie. Tout ou presque : Walt Disney n’a pas menti sur un point, la belle-mère.Enfin pas tout à fait.

En réalité, la vilaine belle-mère dépeinte par Disney n’était que le symbole généraliste sous lequel classer tout individu associé par le sang et la génétique à l’être aimé, que vous n’avez pas choisi (et que vraisemblablement vous n’auriez pas choisi si vous aviez lu les fameuses Conditions Générales de l’Engagement Amoureux) et qui a priori a lui choisi de mettre des bâtons dans les roues de votre ascension familiale et amoureuse. Belle-mère, belle-soeur, même combat !

Trop ceci, pas assez comme ça, un peu beaucoup pas du tout carrément… tous les adverbes sont bons pour qualifier vos défauts puisque de toute façon vous n’avez que ça. Et l’odieux personnage, non seulement vous les attribue par la pensée, mais se permet de vous rhabiller pour l’hiver au vu des nombreux costumes qu’il vous taille dès que vous avez le dos tourné et dès que votre Presque-Prince à vous à les oreilles  bien ouvertes.

Rappelons à ce moment précis, que vous, petite princesse bien élevée, n’oseriez jamais dire un dixième de ce qui se dit à votre sujet pour juger votre belle-famille. Ce qui ne vous empêche pas d’avoir un jugement, mais vous êtes tout de même un peu plus subtile pour le garder pour vous (et votre tribu de copines). L’Être Aimé en revanche l’est moins, subtil, puisqu’il croit bon vous répéter ces mots doux en période de conflit conjugal (ou de parfaite stupidité).

Là où le fuseau pique, c’est lorsque l’Être Aimé ne prend nullement votre défense, et qu’il appuie l’argumentaire de sa douce tribu attribuant cette situation à votre manque évident d’effort pour vous intégrer.

De mignonne princesse, vous voilà devenue vilain petit canard. C’est fou d’ailleurs comme cela peut réussir à vous faire douter au point de croire que vous êtes vraiment cette vilaine sorcière sauvage dont tout le monde parle. Par tout le monde, entendez sa tribu, et non la vôtre.

Bilan : je savais que je ne rencontrerais jamais un prince, mais je ne pensais pas tomber sur une déclinaison de la vieille marâtre puissance 10.

Note à moi-même pour une autre vie (puisque pour celle-ci il est trop tard) : penser à vérifier que l’Elu est orphelin, ça aide.

Et vous, elle est comment votre belle-famille ?

 

 

 

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