Rien ne va plus

Il y a quelques mois j’ai fait le pari de plaquer un job qui ne me plaisait plus (mais vraiment plus du tout du tout), pour tenter l’aventure avec un grand A du « job de mes rêves ». J’ai essuyé plein de refus (je ne dirai pas combien ça pourrait faire peur) et j’ai fini partrouver l’endroit presque rêvé. Deux mois bientôt déjà.

L’euphorie des premiers moments est toujours là, je revis de ce challenge qui est mon quotidien, j’ai le sentiment de vraiment consacrer mon esprit et mes journées à des sujets qui me motivent, me passionnent.

Oui mais voilà. J’ai le blues de mes anciens coéquipiers. Ceux avec qui au fil des années des liens forts s’étaient tissés. La fille discrète mais super avec qui tu partages les projets les plus foireux mais qui ne lâche jamais son optimisme et son sourire. L’autre fille généreuse et protectrice, toujours à se soucier du bien-être de ses collègues avant le sien. Le gars que tu crois tombé de la Lune au départ mais qui s’avère te subjuguer par sa culture littéraire et cinématographique toujours accessible. Le type un peu fou, à la limite de la bipolarité, capable d’écouter du heavy métal pour donner un rythme à ses clics effrénés sur le clavier…

Toutes ces personnes me manquent. Tous les moments avec elles aussi.

Aussi durs qu’ont été les projets partagés, nous avions appris à être solidaires, à communiquer et à se respecter.

Si j’ai gagné des projets à la hauteur de mes envies et de mes ambitions, je découvre avec tristesse que la bonne entente dans une équipe, aussi jeune et ouverte d’esprit soit-elle, ne va pas de soi.

Et qu’il existe, comme au bon vieux temps de l’école et de ses règles, des personnes qui sont incapables de communiquer, comptent les points et qui, si elles le pouvaient, pratiqueraient l’échange de billets pas franchement doux dans le dos du chef (à défaut d’être capable d’un minimum de franchise).

L’euphorie retombe aussi vite qu’un soufflé dans le four qu’on ouvrirait avant la fin de la cuisson.

Cruel dilemme : se faire plaisir mais connaître la solitude, ou vivre une aventure humaine en acceptant d’être floué au quotidien (et donc aigri sur le long terme) ?

Décidément, rien n’est jamais simple.

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