Parrrrfaitement intraitable !

Non, je ne vais pas vous parler de ces magnifiques pubs avec le petit monsieur aux joues rouges qui nous vantait les mérites de ses plats traiteur.

En revanche s’il est intraitable sur la qualité (annoncée) de ses plats, moi je le suis sur l’orthographe et le bon usage du français. Oui, je sais… chacun ses tares hein.

Il faut dire que je suis allée à bonne école et ai un peu (beaucoup ?) été marquée au fer rouge par l’usage correct de l’orthographe ou plutôt de la grammaire française. Académie française, Grevisse, mes doux compagnons d’écriture.

Réfléchir au poids de chaque mot, à l’intention réelle que l’on veut donner, voilà ce à quoi j’ai été (dé)formée, conditionnée.

Pouvez-vous imaginer passer plus de 5 minutes à choisir un adverbe, rien qu’un seul, au risque de se tromper et de subir les foudres de la dictatrice ès lettres montée sur estrade qui vous sert de professeur ?

Un an d’enfer à ronger le bout de son crayon avant de pouvoir faire glisser la mine sur la feuille de papier. Une peur panique qui longtemps après a laissé des traces. Aujourd’hui encore, dans des écrits qui pourtant ne sont pas aussi formels, il m’arrive de reprendre mes phrases… et surtout mes adverbes. Mais pas seulement.

Bien sûr il m’arrive parfois au détour d’un mail rapide envoyé à la tribu de mes copines de ne pas penser à tous ces artifices, de ne pas vérifier si les règles d’usage sont bien toutes appliquées, voire de laisser échapper une faute monstrueuse digne d’un élève de CP. Personne n’est parfait, et moi non plus. Ou en tout cas il faut aussi savoir se détendre et renoncer à une relecture systématique au risque de passer pour moins rigide qu’on ne l’est, et tant mieux !

Mais revenons à nos moutons… Cette exigence de l’orthographe fait aujourd’hui intimement partie de mon quotidien. Encore plus dans le cadre professionnel.

Alors quand en pleine réunion mon client se permet de souligner une soi-disant « grosse faute de grammaire » sur l’un de mes livrables et qu’il ose me relancer le lendemain, point d’exclamation à la clé et le reste de l’univers en copie de son mail, parce que cette dite faute n’a pas été corrigée  j’ai juste envie de lui dire… Allez donc, Monsieur, réviser un peu vos classiques.

Ce que j’ai fait de façon un peu moins brusque certes. Pas certain qu’il ait apprécié pour autant.

Est-ce que j’explique moi à mon boucher comment il devrait ficeler son rôti ?

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